Sur le plateau de l’émission “C ce soir” sur TV Hamas (TV5) du 28 octobre sur le thème des résultats des élections en Israel. Parmi les six invités, trois Juifs censés bien connaitre la réalité israélienne :  le codirecteur de l’observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient de la Fondation Jean Jaurès, David Khalfa, l’écrivain Nathan Devers, et la journaliste Myriam Shermer bien connue des Francophones d’Israel.

Autres invités à ce débat, un correspondant ayant passé huit ans en Israel : Nicolas Rouger. Anthony Samrani du quotidien libanais francophone “l’Orient-le jour” et une romancière canadienne Yara El Ghadban prétendue “réfugiée d’origine palestinienne”.

Yara El Ghadban la “réfugiée”

Pourquoi “prétendue” ? Le patronyme El Ghadban est inconnu parmi les Arabes d’Israel. Ce nom de famille est certes répandu au Moyen-Orient, quelque peu au Liban et dans le Golfe persique, mais surtout en Iraq. Après la guerre de 48, le nombre d’Arabes au Moyen-Orient se revendiquant réfugiés “palestiniens” avait doublé, voire triplé et quadruplé. Le statut de “réfugié palestinien” faisant bénéficier d’aide en nature très généreuse et ce jusqu’à la 3ème et 4ème génération, 79 ans après. A cet égard, mentionnons l’archi terroriste Arafat dont le CV fut remanié, soi-disant né à Jérusalem alors qu’il avait vu le jour au Caire. En outre, ce n’est pas le Retour des Juifs dans leur patrie qui a chassé les Arabes, mais justement cette arrivée juive qui les a fait venir tel que les mouvements de population en attestent. Evidemment aucun de nos intervenants n’a trouvé juste de rappeler cette vérité fondamentale permettant à ce que le mythe des “autochtones arabes” invoqué par notre “réfugiée” ne soit point réfuté .

Pillages et émeutes pro-palestiniennes à Paris

Il est à préciser qu’à l’ère du wokisme, chacun peut s’inventer une identité et la revendiquer en toute “sincérité”. Un homme peut se prétendre femme et exiger d’utiliser les toilettes des dames, ou demander en toute candeur à participer à des compétitions sportives féminines. Être homme, femme, humain, chat ou chameau n’étant qu’une vue de l’esprit. Il en est de même pour l’identité d’usurpation universelle dite “palestinienne”. Les manifestants agités un peu partout dans le monde, ne scandent-il pas “nous sommes tous des “palestiniens“” ?! Et il faut les croire sur parole. Ils sont en effet réellement tous “palestiniens”, l’identité dite ‘palestinienne” ne s’articulant et ne se cristallisant qu’autour d’un seul et unique objectif : anéantir l’identité nationale du peuple juif sur sa terre. Il n’y a aucune spécificité propre, aucun projet national “palestinien” autre que cela. Tout le reste n’est que vaine parlotte.

David Khalfa, Nathan Devers et Myriam Shermer ont donc pris pour argent comptant ce statut de la “réfugiée palestinienne”.

Myriam Shermer, auteure du livre “Knesset 2026 – comprendre la politique israélienne”

Le plus étonnant est qu’aucun de ces trois Juifs n’a revendiqué le statut de seconde génération de réfugié pour lui-même.

Issus de familles juives d’Afrique du Nord- respectivement d’Algérie pour Khalfa et pour Devers dont le nom de famille était Nakache avant de l’avoir changé – et pour Myriam Shermer née Khalfon, de Tunisie.

A gauche David Khalfa, codirecteur de l’observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient de la Fondation Jean Jaurès

Selon la résolution 194 de l’ONU, pour obtenir le statut de “réfugié palestinien”, il faut pour un Arabe avoir séjourné sur la terre d’Israel seulement deux années jusqu’en 1948. Et ils brodent sur leur “racines ancestrales en Palestine”. A peine, deux années de présence ici alors que les Juifs des pays arabes ont vécu en terres d’islam plusieurs centaines d’années.

Aujourd’hui en Algérie, il n’y a pas un seul Juif – à peine 1000 en Tunisie. Ceci alors qu’en Israel il y a deux millions d’Arabes qui viennent de nous rappeler bien démocratiquement leur impact électoral et proclamer ouvertement leur hostilité à l’Etat juif et leur soutien pour 95% d’entre eux aux organisations terroristes et aux ennemis d’Israel. Au passage, c’est le fait massif, l’éléphant dans la pièce, totalement éludé lors de ce débat.

Nos trois participants juifs n’osant rejeter cette usurpation du statut de réfugié, la porte à toutes les intox s’est grande ouverte. Ainsi la prétendue “réfugiée palestinienne” n’a évidemment pas manqué de mentionner l’accusation de “génocide” (à partir de 12 minutes 20 secondes)

Ce n’est pas dans la Bande de Gaza, c’est à Mossoul

Génocide est le recyclage version 2026 de l’accusation de crime rituel. Les faits pourtant têtus à savoir que la Guerre à Gaza a proportionnellement fait moins de victimes collatérales par rapport aux conflits de ce type comme en Afghanistan, en Iraq, en Syrie où même aux frappes contre Daesh auxquelles la France a participé à Mossoul et Raqqa. Cette diffamation antisémite est tellement martelée que même des intervenants juifs dans les médias comme dans ce débat n’y réagissent pas. Qu’y faisaient-ils alors?

Certes Myriam Shermer a fait une grimace plus qu’éloquente. Or même elle a laissé passer cette méga calomnie antisémite. Elle n’a pas initié de grabuge comme elle l’avait fait avec justesse face à Claude Askolovitch lors de cette même émission trois semaines auparavant (à partir de 31 minutes).

David Khalfa non plus n’a pas relevé cette accusation de génocide. Il avait mieux à faire, comme s’engouffrer dans le reductio ad hitlerum dès qu’il mentionne le “Gouvernement d’Israel de droite et d’extrême droite”. Encore que cette fois-ci, il a fait des progrès. Il a mis un bémol à sa délégitimisation de la figure du Chef d’Etat israélien. Comme ses illustres collègues Dominique Moïsi ou Frédéric Encel prospectant sur le même terrain, probablement une condition sine qua none pour entrer dans les rangs du clergé “d’experts” des médias français. Qu’il monte au créneau lorsque le refrain strident du génocide est repris par une “réfugiée palestinienne” ? Il ne fallait pas trop s’y attendre.

 

Nathan Devers, auteur de “aimer Jérusalem”

Nathan Devers qui semblait spectateur s’est essayé à proposer une réflexion abstraite que personne n’a d’ailleurs bien saisie.

Jean Jaurès

Concernant ces intervenants et surtout David Khalfa si déjà ce dernier est employé par la Fondation Jean Jaurès, qu’ils soient inspirés par cette citation, ô combien de circonstance, de ce grand homme politique français :

“Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe” Jean Jaurès (1859-1914)

Voilà comment le poison de la diffamation de génocide se propage bien confortablement dans l’espace public et médiatique sans objection ni réelle contestation.

 “Qui ne dit mot consent”.

Meïr Ben Hayoun, Jérusalem